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    August 12

    Poème du dimanche

     

    LE BLASON

    Ayant avecques lui toujours fait bon ménage,

    J'eusse aimé célébrer, sans être inconvenant,

    Tendre corps féminin, ton plus bel apanage,

    Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.

     

    Ç'eût été mon ultime chant, mon chant du cygne

    Mon dernier billet doux, mon message d'adieu.

    Or, malheureusement, les mots qui le désignent

    Le disputent à l'exécrable, à l'odieux.

     

    C'est la grande pitié de la langue française,

    C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur,

    De n'offrir que des mots entachés de bassesse

    À cet incomparable instrument de bonheur.

     

    Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques,

    Tendre corps féminin, c'est fort malencontreux

    Que ta fleur la plus douce et la plus érotique

    Et la plus enivrante en ait un si scabreux.

     

    Mais le pire de tous est un petit vocable

    De trois lettres, pas plus, familier, coutumier,

    Il est inexplicable, il est irrévocable,

    Honte à celui-là qui l'employa le premier.

     

    Honte à celui-là qui, par dépit, par gageure,

    Dota du même terme, en son fiel venimeux,

    Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure,

    Celui-là, c'est probable, en était un fameux.

     

    Misogyne à coup sûr, asexué sans doute,

    Au charme de Vénus absolument rétif,

    Était ce bougre qui, toute honte bue, toute,

    Fit ce rapprochement, d'ailleurs intempestif.

     

    La malepeste soit de cette homonymie!

    C'est injuste, madame, et c'est désobligeant

    Que ce morceau de roi de votre anatomie

    Porte le même nom qu'une foule de gens.

     

    Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie,

    Un poète inspiré, que Pégase soutient,

    Donne, effaçant d'un coup des siècles d'avanie,

    À cette vraie merveille un joli nom chrétien.

     

    En attendant, madame, il semblerait dommage,

    Et vos admirateurs en seraient tous peinés,

    D'aller perdre de vue que, pour lui rendre hommage,

    Il est d'autres moyens et que je les connais,

    Et que je les connais.

     

    Georges Brassens

    (figure sur l'album Fernande - Philips 9101 153)

     
    August 11

    Réponse à la devinette - J7

     
    Vendredi: retour en France.
    J'ai dormi comme une masse, dans le train. Les quelques jours sur Rome étaient intenses. En moyenne, nous faisions pas loin de 10 kilomètres par jours, lors de nos explorations quotidiennes.
    Le retour en France est plutôt rude. Le ciel, que nous avions quitté bleu et dégagé est tout gris. A Paris, en descendant du train, la différence de température avec Rome est saisissante et nous sommes obligés de remettre les pulls et les vestes.
    A Salbris, il pleut.
    Le chat ne cesse de miauler et ne nous quitte pas d'une semelle.
    Nous défaisons les bagages, déballons les quelques bricoles que nous avons ramenées. Je reconstitue, à l'aide de surligneurs, sur le plan que l'hôtel nous a donné à notre arrivée, les périples que nous avons faits tous les jours. Je note sur un post-it les choses que nous avons envie de voir la prochaine fois. Il ne reste plus qu'à faire le tri dans les photos.
    Voilà, c'est fini.
     
    Et c'était bien.

    Réponse à la devinette - J6

     
    Jeudi: ce soir, c'est le départ. Aujourd'hui, on profite du lit un peu plus longtemps: le petit déjeuner est prévu à 9h00 et non à 7h30.
    Première mission de la journée: se rendre au supermarché du Panthéon pour faire les courses (pasta, limoncello, vin blanc, parmesan...). Retour à l'hôtel pour mettre tout ça dans les bagages, rendre les clés et laisser les bagages dans le hall avant notre dernière journée de visite. On se sépare: Mike et Alex veulent faire les soldes via del Corso.
    Avec Hervé, nous ne résistons pas à l'envie d'aller voir l'Ara Pacis. Depuis le temps qu'on attendait la fin des travaux. Vue de l'intérieur, l'exposition Valentino fait moins "déplacée" et le contraste entre le monument antique et les robes du couturier est même plutôt intéressant. Le musée consacré à l'Ara pacis est riche. ça vaut vraiment le coup. ça fait un petit pincement au coeur de voir "en vrai" l'allégorie de la terre mère nourrissant les enfants, et la procession des prêtres et de la famille d'Auguste représentées sur le monument.
    On sort du musée. Il est 11h50. Un bus touristique s'arrête à côté de l'Ara pacis. On achète un ticket et on s'offre une visite de la ville en bus. La durée du périple dure deux heures. On monte sur le haut du bus, on branche les écouteurs fournis à l'entrée dans les bornes prévues à cet effet et on se laisse guider. Moment agréable, où l'on revoie, d'en haut, la grande majorité de ce que l'on a vu durant le séjour. Il existe des archéobus, aussi, qui propose un périple plus long, hors les murs, le longs de la via Appia Antica. On prendra l'archéobus à notre prochain voyage. A ce moment de la journée, on y pense déjà, à notre prochain périple à Rome. De toute façon, on a jeté une pièce dans la fontaine de Trévi; on ne peut pas ne pas revenir...
    14h00: retour devant l'Ara pacis. On descend. On mange dans un snack dans une petite rue du secteur. Ils n'y a pas beaucoup de touristes. On sent que c'est plus une cantine des gens qui bossent dans le coin. On se commande une bière et des lasagnes. Elles sont à l'artichaut. C'est assez bon. A la caisse, je m'exprime en italien avec la caissière. Elle nous fait une ristourne de 50 centimes sur la note.
    On repasse place de la Fontaine de Trévi. Je me laisse tenter par le Borsalino. Puis, dernière glace orange-sorbet avant le retour à l'hôtel et le départ pour la gare.
    Retour galère. Ma valise est très lourde et se retourne souvent sur les pavés de la place du peuple; je casse l'anse du carton à chapeau du Borsalino et m'entaille l'index droit avec. Je n'aime pas ce moment transitoire, où l'on n'est pas encore partis, mais où l'on n'est déjà plus là. Après le parcours en métro jusqu'à la gare, il faut attendre. Une heure avant le départ.
    18h40: on part enfin. Demain, on est à la maison.
     

    Réponse à la devinette - J5

     
    Mercredi: Aujourd'hui, c'est notre journée "aventure": il nous faut prendre le métro et le bus, direction Tivoli, pour aller visiter la villa Adriana.
    Première étape: acheter les tickets de métro. On prend le métro à la place d'Espagne. Juste devant l'entrée du métro, il y a un bureau de tabac. Je rentre et je demande des tickets à la journée. (deuxième fois que je fais des phrases italiennes complètes!). Les bureaux de tabac ne vendent que les tickets simples. Il faut donc entrer dans le métro et prendre les billets à la journée au distributeur. Les quatre machines sont en panne. Nous faisons donc demi-tour et prenons les tickets simples au bureau de tabac. La ligne A de métro est très confortable: c'est propre et climatisé. A Termini, on change de ligne: ligne B, direction Ribbebia. Ligne hyper-crad'! Des graffitis partout. Le guide du Routard dit que pour prendre le bus, il faut descendre à la station Ponte Mammolo ou au terminus, station Ribbebia. On opte pour Ribbebia. Impossible d'acheter les tickets à cet endroit. On repart donc dans l'autre sens, pour descendre à Ponte Mammolo. En fait, c'est là qu'il faut prendre le bus: c'est la gare routière!
    Finalement, je me décide à acheter les tickets en anglais. La fille au guichet m'annonce le prix: "eighty", dit-elle. Hervé lui fait répéter: "eighty". En fait, elle voulait dire: "eight". Autant dire qu'on est plutôt rassurés! Sauf qu'elle ne nous a pas vendu les retours; uniquement les allers. Je rachète donc une nouvelle série de tickets.
    Le bus arrive au bout de 15 minutes. Compte-tenu de la brutalité du conducteur, on comprend qu'il y ait des centures de sécurité à tous les sièges. 
    On se plante d'arrêt. Il faut dire que ce n'est pas facile de les repérer. On marche deux bons kilomètres jusqu'à la villa d'Hadrien. Un petit rafraîchissement et on y entre. C'est gigantesque et magnifique: le Poécile, le théâtre maritime, le palais impérial, les thermes... et surtout le Canope. Pique-nique sur le site, près du palais impérial.
    Retour en bus vers Rome. En fait, il y a un arrêt de bus à 300 mètres de la villa. Retour aussi "tape-cul" que l'aller. Les bords des routes sont sales, et ont un côté "décharge à ciel ouvert". Contrairement aux rues de Rome qui sont si propres. Retour à l'hôtel pour commencer à préparer les bagages.
     
    C'est notre dernière soirée à Rome. Repas en amoureux. avec Hervé, nous retournons au Habana, qui nous avait bien plus. Le gamin est très gentil. Il nous reconnaît quand on rentre. Il s'appelle Matteo. 
    Puis, Fontaine de Trévi by night. On y trouve un magasin Borsalino. Je m'explose le nez sur la vitrine en voulant voir le prix du Borsalino classique.Les chapeaux y sont 1,5 moins chers qu'à celui de la Piazza del Popolo; ça reste cher, malgré tout. Retour place d'Espagne pour déguster une glace orange-pastèque.
    Retour à l'hôtel; on devait retourner place Navone pour boire un Cuba libre dans bnotre petit bar habituel, mais mon nez me fait trop mal.

    Réponse à la devinette - J4

      
    Mardi: Basilique Saint Pierre et Trastevere.
    7h30: petit déjeuner.
    8h30: départ vers la Cité du Vatican en longeant le Tibre. L'Ara Pacis est enfin visible, dans son musée-cage de verre. Le lieu abrite l'exposition Valentino. On traverse le Tibre au Pont Saint Ange et on prend la Via della Conciliazone jusqu'à la Basilique Saint Pierre. Il est à peine 9 heures et le site est déjà plein de monde. Le soleil "cogne" déjà. Ce sera une très chaude journée.  
    La basilique est vraiment splendide. Je n'y étais pas retournée depuis 2003. Tombeaux des Papes. Des gens prient encore et pleurent devant le tombeau de Jean-Paul II.
     
    La poste vaticane était encore ouverte quand nous sommes ressortis de la basilique. C'était la première fois que nous la trouvions ouverte. Achat de timbres et envoi de cartes postales du Vatican.
     
    Petit pot via de la Conciliazione avant de se séparer: Mike et Alex retournent vers le Castel San Angelo. Nous partons à la découverte du Trastevere et du Janicule. On se croirait dans une autre ville. Beaucoup moins de touristes que dans les autres quartiers de Rome. Ils ont tous l'air d'être arrivés là par hasard, voire de s'être perdus. On longe la via della Lungara. On n'arrive pas à accéder au Janicule: tous les passages indiqués sur la carte sont fermés. On passe une arche. On s'arrête dans le petit restaurant qui se trouve juste en face, en terrasse. La jeune femme qui nous sert est charmante. Elle ne semble pas parler français et pas très bien anglais. Ce sont mes premières phrases complètes en italien. On opte pour des bruschetta, du jambon cru et du melon, pour changer des pâtes et des pizzas. Les toilettes sont super-belles: le carrelage au mur représente des étagères pleines de livres. Quand on part, toute la famille qui gère le restaurant nous fait un grand signe de la main. On sent que les gens apprécient quand on fait l'effort de parler italien, plutôt qu'anglais.
    On tente d'accéder aux hauteurs par le jardin botanique. Très beau jardin. On y fait une pause à l'ombre, à côté d'une petite source. Là encore, les accès au Janicule sont tous bouclés. On n'est pas monté au plus haut, mais la vue sur Rome, de l'esplanade du haut du jardin est déjà splendide
    16h00: on a rendez-vous avec Mike et Alex à 17h30 devant l'hôtel. Il est temps d'y aller. On passe par le pont Sisto et remonte par la place Navone: Hervé a vu des reproductions d'armes anciennes dans un magasin juste au dessus de la place. J'ai super mal aux pieds aujourd'hui!
     
    Hervé, Mike et Alex vont faire les courses, pour le pique-nique du lendemain. Moi, je ne me sens pas très bien et je reste à l'hôtel, à regarder la télé italienne.
    Ensuite, nous mangeons tous ensemble dans un snack, via di Croce.  
     
    August 10

    Réponse à la devinette - J3

     
    Lundi 6 août: la Rome antique.
    7h30: premier petit déjeuner à l'hôtel: fromage, jambon, saucisses, pain, espresso, jus de fruits, etc...
    8h30: Départ de l'hôtel à pieds, direction-Colisée. On remonte toute la Via del Corso. La Machine à écrire est en travaux; ça gâche un peu.
    Début du parcours de visite par la Via des fora impériaux. Le site du marché de Trajan est enfin ouvert au public. Arrivée au Colisée. C'est un peu le bordel dans l'organisation de la file d'attente. On rentre rapidement, cependant.
    Puis, le Forum Romanum. La Curie est fermée, mais la Maison des Vestales est enfin accessible. C'est superbe. On remonte par la place du Capitole. On redescend par la cordonata. Puis on longe la Via du Théâtre de Marcellus vers le forum Boarium. 
    Temple d'Hercule. Le temple de Portunus est en travaux. Mais la Bocca della Verita est (enfin!) accessible au public. Il y a peu de monde à cette heure-là qui attend. Notre tour viendra vite. Photo puis visite de l'église. Elle contient les reliques de Saint Valentin (son crâne notamment, dans une petite boîte en verre; ça refroidit un peu tout de même). De retour au Colisée en passant devant le Circus Maximus. Pizza en terrasse, le long de l'école des gladiateurs. Il est midi.
    Retour à l'hôtel pour la sieste de mi-journée.
     
    16h30: on boit un espresso au café qui se trouve juste à côté de la fontaine du babouin. Le café est hors de prix (3.50 euros), mais servi avec des pattisseries et le lieu est vraiment atypique et sublime: café et vente de reproductions d'antiques.
    17h30: direction piazza del Popolo et Villa Borghèse. Vue de Rome du haut du Belvédère. Alex trouve un appareil-photo numérique par terre. On se balade dans le parc jusqu'au temple d'Esculape sur le lac, en passant par l'horloge à eau. On regarde les photos de l'appareil trouvé par terre. On y voit deux jeunes gens, heureux, en vacances.
    Sur le chemin du retour vers la piazza del Popolo, au niveau du Belvédère, assis sur un banc, je crois reconnaître les deux jeunes. Ce sont bien eux. On a fait deux heureux, ce soir-là, en leur rendant l'appareil photo. C'était un chouette petit moment.
     
    Je ne sais plus où on a mangé. Au Mac Donald's de la Place d'Espagne, je crois. La serveuse n'aime pas les touristes étrangers et se montre plutôt malaimable. Le leiu est toujours aussi beau, avec ses fresques et ses trompe-l'oeil. Ils ne connnaissent pas les deluxe-patatoes; eux, ils ont des patates en forme de serpentins à la place. C'est assez curieux mais c'est très bon.
    Après notre promenade digestive et notre partie de Uno quotidienne, nous ressortons avec Hervé, en amoureux, direction place Navone pour boire un petit Cuba libre au bar que nous avons découvert lors de notre premier séjour à Rome, il y a quatre ans.
     
    Encore une bonne journée.

    Réponse à la devinette - J2

     
    Dimanche 5 août: trajet chaotique; conducteur du train sacrément brutal! Arrêts fréquents et parfois longs.
    6h45: Bologna. Réveillés par un type qui se met à brailler devant notre porte.
    7h30: lever. Toilette de chat. Il fait déjà très beau. Petit déjeuner: café italien, viennoiserie italienne et jus d'orange.
    9h40: nous devrions être arrivés, mais Rome est encore loin. Un couple de Français panique: ils doivent prendre la correspondance pour Naples. Ils vont surement le rater. C'est leur 30ème anniversaire de mariage.
    10h40: le train arrive avec une heure de retard. Il fait déjà chaud. Départ à pieds vers l'hôtel: thermes de Dioclétien, piazza Barberini, La Trinité des Monts enfin sans échaffaudages. Piazza di Spagna, via del Babuino et l'hôtel. Nous rêvons d'une douche. Les chambres ne sont pas prêtes. Pas avant 15h. Nous laissons les bagages.
    Première balade en ville. Au programme: les places, place d'Espagne, Fontaine de Trévi, place du Panthéon, visite du Panthéon, et place Navone avant le retour à l'hôtel.
    Avant cela, un bon déjeuner dans un des snacks de la rue du Babouin. Le serveur nous offre quatre parts de pastèques.
     

    Fontaine du "babouin"

    15h00: Les chambres sont prêtes. La nôtre est immense, on dirait un petit appartement. Douche, sieste.
    17h30: de nouveaux opérationnels, pour un petit tour à pieds dans le quartier. Dîner dans un des restaurants du quartier du Panthéon: le Habana. Délicieux, pas cher. Cadre sympa et familial.
    On a terminé par une bonne glace, place d'Espagne. La mienne ressemblait à un petit animal.

    Réponse à la devinette - J1

     
    Samedi 4 août, 13h18: départ de Salbris sous le soleil. Mike se transforme en photographe-fou: photos de toutes les gares dans lesquelles on s'arrête. Arrivée à Austerlitz à 15h11 (photo de Mike). Direction gare de Bercy (photos de Mike). Notre premier pot tous ensemble en terrasse pour fêter ces nouvelles vacances qui commencent (photos de Mike). Nous dirigeons vers la gare de Bercy (photos de Mike). Partie de Uno avant le départ dans le parc de Bercy(photos de Mike). Beau soleil.
    19h06: Départ pour Rome. Test du wagon restaurant pour la première fois. Premier apéritif; même Alex se laisse tenter par un verre de vin blanc. Au menu: campanella à la crème d'artichauts, veau-sauce au thon (délicieux) et gâteau à la carotte (devinez quoi? oui, oui: photos de Mike). Partie de Uno et dodo.
     
    Le dialogue improbable du jour: comptage des points à la fin d'un tour de Uno:
    moi: - RV, t'as combien?
    RV: - 6.
    ...
    moi: - t'as dit 9?
    RV: - non: 6; mais je ne suis plus à 5 points près!
    August 02

    Devinette

     
    Devinez où je pars en vacances dans quelques jours?
    Allez, pour vous aider, un indice:
     
    Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome
    Et rien de Rome en Rome n'aperçois,
    Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois,
    Et ces vieux murs, c'est ce que Rome on nomme.

    Vois quel orgueil, quelle ruine : et comme
    Celle qui mit le monde sous ses lois,
    Pour dompter tout, se dompta quelquefois,
    Et devint proie au temps, qui tout consomme.

    Rome de Rome est le seul monument,
    Et Rome Rome a vaincu seulement.
    Le Tibre seul, qui vers la mer s'enfuit,

    Reste de Rome. O mondaine inconstance !
    Ce qui est ferme, est par le temps détruit,
    Et ce qui fuit, au temps fait résistance.
     
    Du Bellay 
     
    Difficile, n'est-il pas? Sourire