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    Poème du dimanche

    Chanson gothique

    Belle épousée,
    J'aime tes pleurs !
    C'est la rosée
    Qui sied aux fleurs.

    Les belles choses
    N'ont qu'un printemps,
    Semons de roses
    Les pas du Temps !

    Soit brune ou blonde
    Faut-il choisir ?
    Le Dieu du monde,
    C'est le Plaisir.
     
    Gérard de Nerval, Odelettes.
    May 23

    Pierre-Gille de Gennes

     
    Il savait capter l'attention de son public, averti ou non, avec des phrases simples, des phénomènes banals – la flaque d'eau qui se divise en plusieurs îlots sur une feuille de plastique, la fabrication de l'encre de Chine - qui tous sont les fruits de la physique la plus complexe. Passionnant, passionné, curieux de tout,  amoureux de la vie, des lettres et des sciences, il disait: "Le vrai point d'honneur n'est pas d'être toujours dans le vrai. Il est d'oser, de proposer des idées neuves, et ensuite de les vérifier. Il est aussi bien sûr de savoir reconnaître publiquement ses erreurs (…) L'honneur du scientifique est absolument à l'opposé de l'honneur de Don Diègue. Quand on a commis une erreur, il faut accepter de perdre la face."

    Il disait aussi: "Un folklore ancien voudrait nous faire croire que les métiers de la recherche s'adresseraient à une population très étroite, très douée mathématiquement, et à un type psychologique unique. Rien n'est plus faux. (…) La science moderne n'est pas la propriété des enfants prodiges."

    S'ouvrir, respirer. Ne pas voir la science "d'en haut" mais "d'en bas", au niveau du petit point. La conviction de Pierre Gille de Gennes, agrégé de physique, spécialiste de la physique des milieux condensés à qui l'Académie des sciences de Suède, en 1991, décerne le prix Nobel de physique. Mort le 18 mai 2007, à un moment où nous avons tant besoin de lui.

     

    Joli Mammouth et les ados

     
    - Pourquoi t'écris plus? dis, pourquoi t'écris plus? Eh, POUR-QUOI-T-E-CRIS-PLUS?
     
    - Parce que mes ados ont décidé d'avoir ma peau! (Pourtant, ça ne vaut pas cher, la peau d'un mammouth!). Bon, d'abord, ils ne travaillent plus! (si tant est qu'ils aient travaillé un jour!). Donc, forcément, ça me met en boule et je crie... Non, d'ailleurs, avouons-le, je ne crie pas, je gueule. Parce qu'il y a l'examen dans un mois, et le lycée en septembre. En sachant que je ferais tout aussi bien de ne pas le faire, dans la mesure où un adulte qui gueule, pour un ado, ça glisse, aussi vite et aussi bien qu'une armada pelliculaire sur leur tignasse toute grasse. Ensuite, parce qu'il n'y a pas que cela qui glisse sur l'océan moiré de leur indifférence. On peut leur dire tout ce qu'on veut, sur quelque sujet que ce soit, ça ne leur fait ni chaud, ni froid. Mes ados de cette année, c'est bien simple, ils n'ont d'avis sur rien; et quand ils en ont un (sur des sujets aussi fondamentaux que la qualité des fringues chez Jenifer!), ils savent pas pourquoi ils l'ont.
    Mais surtout, il se trouve qu'en ce moment, c'est la phase des procédures d'orientation pour les élèves de troisième. Et comme dirait l'autre, ou son voisin: "procédures dures durent!" Eh oui, je viens de passer une année à jouer au professeur principal de 3ème (en fait, ça fait huit ans que je suis professeur principal de troisième, mais cette année vaut bien toutes les autres réunies), année où j'ai rencontré une, deux, trois, quatre, et même quelques fois cinq fois les élèves et les familles pour informer, guider, calmer les angoisses, expliquer, confronter certains qui vivent dans un monde virtuel à l'inénarrable réalité.
    Une année à courir après: les signatures, les dossiers de bourses non rendus, les rendez-vous, les autorisations de sorties, et les copies. Plus récemment, les signatures, les dossiers d'inscription, les demandes d'affectation, les dossiers d'orientation, les enveloppes timbrées (là, c'est moi qui devient timbrée, sincèrement!) et les copies.
    Et là, au moment où il font leur choix, dans l'éventail des propositions, qu'est-ce qu'ils font, mes ados, cette année? eh bien, ils :
    • demandent des formations improbables, dans les lieux improbables, nécessitant des procédures improblables,  
    • demandent des secondes générales et technologiques à enseignements scientifiques avec 05/20 de moyenne de maths et 07/20 en physiques (moyenne annuelle, bien entendu)
    • changent d'avis tous les jours,
    • demandent des secondes générales et technologiques, après un avis défavorable au deuxième trimestre et une moyenne générale de 07/20,
    • voire même, des formations qu'existent pas, qu'ils remplacent, après moults "ça n'existe pas!" de ma part, par d'autres formations... qu'existent pas non plus (tant qu'à faire!).

    Je vous dis: ils ont décidé d'avoir ma peau! Mais, faut pas vendre la peau du Mammouth....

    May 20

    Portrait de voyageur (23)

     
    "J'ai la nausée.
     

    Ça fait quinze jours que ça dure. J'ai la nausée, tout le temps. Mon médecin me dit que je souffre de TFI: troubles fonctionnels intestinaux. En somme, rien de grave. "Quelques médicaments et une petite diète viendront à bout de ces petits désagréments", il a dit. Petits désagréments! Comme c'est joliment dit! Un vrai handicap, oui, d'avoir envie de vomir à longueur de journée. Surtout quand on passe toute sa journée dans un train à lire des dates et des destinations sur des billets!

     

    Et puis, je sais d'où elle vient, moi, ma nausée. Elle ne vient pas de mon alimentation. Non, ma nausée, c'est les autres. Déjà, ils ne sentent pas toujours très bon, surtout en fin de journée. Mais bien plus, je les supporte plus. Ce n'est pas que je les déteste. Non, je les aime plutôt bien, les gens. Mais je les supporte plus. Précisément je crois que je suis juste en fin d'amour. J'ai la nausée de les avoir trop aimés. De les aimer encore, même. Passionnément. Et avec l'impatience d'un amant exigeant, trop souvent déçu.
    Au début, c'était super de rencontrer des gens et de leur parler; c'était ça que j'aimais bien dans le métier de contrôleur: échanger avec des gens qui venaient de toutes les régions de France, et même de l'étranger. Je leur pardonnais tout. Leurs petites imperfections, toutes ces petites bassesses qui font d'eux des êtres humains attendrissants. Mais au bout de quinze années de service, à en voir mettre des papiers partout, salir les sièges avec leurs baskets tout crottés ou la mayonnaise suintant de leurs sandwiches infâmes, écrire sur les tablettes au marqueur, je n'y arrive plus. Paresseux, jusque dans leurs manières d'essayer de me tromper; toujours les mêmes trucs qui ne marchent pas, comme s'enfermer dans les toilettes (ils devraient le savoir, depuis le temps, tout de même que ça ne marche pas; toujours les mêmes excuses bidons. Si au moins ils avaient suffisamment d'imagination pour innover! Je leur offrirais leur billet, rien que pour m'avoir changé des: "je ne comprends pas, je ne retrouve pas mon billet, mais je vous assure que je l'avais dans ma poche il y a encore cinq minutes" ou des "j'ai pas eu le temps ce matin de composter", des "j'ai oublié" ou des "ah bon, ça suffit pas d'acheter le billet, il faut le composter aussi?! Je ne savais pas!" - Evidemment, madame, c'est pour ça que c'est écrit dessus!" Pas un finalement pour racheter les autres.
    Et puis, je le vois bien, dans leur regard, qu'ils ne m'aiment pas. Même ceux qui sont en règle. Alors que je me suis toujours fait une conduite de je leur "dis" bonjour et de rester poli et courtois, quoi qu'il arrive.
    Et aujourd'hui, j'ai la nausée."
    May 17

    Mon cadeau d'anniversaire

     
    J'avais acheté cette vieille édition en deux tomes pour la jeunesse de Quentin Durward dans un magasin d'occasion lorsque j'étais étudiante. Elle était toute tachée, la couverture mangée par les souris. Celle du tome 2 désolidarisée du corps du livre. Voici ce qu'en a fait mon mari pour mon anniversaire:
     
     

     Pour voir l'ouvrage plus en détail, voici quelques photos supplémentaires. C'est beau, n'est-ce pas? Il travaille bien, non?

     

     
    May 16

    Je me pose enfin.

     
    ça y est. Je me pose enfin. Après un peu moins de 15 jours, sans écrire une ligne. Pas l'envie, pas l'esprit disponible, pas le temps.
    à quoi a ressemblé cette première moitié du mois de mai? à peu près à ça:
    - Une élection présidentielle.
    - Une déprime post-élections présidentielles.
    - Cent-six copies corrigées.
    - Un remplissage de bulletins de troisièmes anticipé pour cause de correction de concours.
    - Une préparation de procédure d'orientation pour cause de correction de concours.
    - Dix crises d'agacement face à la force d'inertie des troisièmes.
    - Environ soixante-quinze cafés pour tenir le choc.
    - Six envies de fumer.
    - Une candidature à un poste de formateur et un refus.  
    - Une échographie rassurante de la tyroïde.
    - Un sevrage forcé des Annales du Disque Monde (j'en n'ai plus!).
    - Une semaine avec un système digestif en vrac.
    - Trois envies au moins de tout envoyer balader.
    - Un anniversaire.
    - Un week-end en famille d'anniversaire.
    - Cinq arrosages d'anniversaire.
    - Un restaurant d'anniversaire.
    - Un hamac d'anniversaire.
    - Deux jeux wii d'anniversaire et une wii.
    - Deux livres reliés d'anniversaire.
    - Un an de plus sur mon état civil. (parce qu'au quotidien, ça ne fait que quelques jours).
    - Deux cartes, cinq mails, un sms, cinq coups de fil d'anniversaire qui se reconnaîtront (merci, merci, merci) (les autres, qui se reconnaîtront aussi, je vous retiens!).
    - Deux jours de correction de concours.
    - Douze parties de belote.
    - Sept grosses crises de fou-rire.
    - Un restaurant commémoratif
    - Un kilo perdu.
    - Deux kilos repris.
    - Un graveur ne voulant plus graver.
    - Une palombe dans le poirier.
    - Trois sorties au cinéma.
    -Et les deux bras de mon amour.
     
     
     
    May 13

    Poème du dimanche

     

    Les cheveux d'Amaranthe

    Zéphyre bien souvent de votre poil se joue,
    Pillant sous ce prétexte un baiser amoureux :
    Et des ondes qu'il fait flotter sur votre joue,
    Un Pactole prend source en l'or de vos cheveux.

    Cheveux petites rets, Cupidon vous avoue
    De me prendre le coeur : que ce coeur est heureux
    Alors que je vous baise, alors que je vous loue,
    Cheveux qui l'achevez de le rendre amoureux.

    Beaux cheveux, filets d'or, rayons d'ambre et de flamme,
    Doux geôliers de mon coeur, doux chaînons de mon âme,
    Si par travail s'acquiert votre riche toison :

    Et aux feux et aux fers j'exposerai ma vie ;
    Puis retournant vainqueur du dragon de l'envie,
    Mériterai-je pas d'en être le Jason ?
     
    Pierre de Marbeuf
    May 11

    Pensées du jour

     
    Parce que même si j'ai peu de temps pour écrire en ce moment, voici deux pensées du jour, du même auteur que m'inspirent ces jours-ci
     
    "Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement
    Et les mots pour le dire arrivent aisément"
     
    Et la petite dernière pour la route:
    "L'ignorance toujours est prête à s'admirer"
     
    Alors, d'après vous, c'est de qui?
    May 09

    Futur hit

    Devinez qui m'a envoyé ce lien?
     
    Bon, d'accord, ce n'est pas du meilleur goût, mais en ces temps sombres, il faut sortir la grosse artillerie, non?
     
     
    May 08

    Poème du 8 mai

     
    Ce coeur qui haïssait la guerre, Robert Desnos.

    Ce coeur qui haïssait la guerre
    voilà qu'il bat pour le combat et la bataille !
    Ce coeur qui ne battait qu'au rythme des marées, à celui des saisons,
    à celui des heures du jour et de la nuit,
    Voilà qu'il se gonfle et qu'il envoie dans les veines
    un sang brûlant de salpêtre et de haine.
    Et qu'il mène un tel bruit dans la cervelle que les oreilles en sifflent
    Et qu'il n'est pas possible que ce bruit ne se répande pas dans la ville et la campagne
    Comme le son d'une cloche appelant à l'émeute et au combat.
    Écoutez, je l'entends qui me revient renvoyé par les échos.

    Mais non, c'est le bruit d'autres coeurs, de millions d'autres coeurs
    battant comme le mien à travers la France.
    Ils battent au même rythme pour la même besogne tous ces coeurs,
    Leur bruit est celui de la mer à l'assaut des falaises
    Et tout ce sang porte dans des millions de cervelles un même mot d'ordre :
    Révolte contre Hitler et mort à ses partisans !
    Pourtant ce coeur haïssait la guerre et battait au rythme des saisons,
    Mais un seul mot : Liberté a suffi à réveiller les vieilles colères
    Et des millions de Francais se préparent dans l'ombre
    à la besogne que l'aube proche leur imposera.
    Car ces coeurs qui haïssaient la guerre battaient pour la liberté
    au rythme même des saisons et des marées,
    du jour et de la nuit.
    May 07

    ça y est, ça commence

     
    En page du Monde d'aujourd'hui:
     

    "A 8 et 11 ans, ils sont menacés de fichage génétique pour vol de jouets

    Leur père est choqué. Deux frères de 8 et 11 ans pourraient se voir prélever leur ADN par la gendarmerie pour avoir volé deux tamagotchi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché du Nord, raconte Le Parisien, samedi 5 mai. Les échantillons seraient conservés dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

    Des gendarmes se sont rendus cette semaine au domicile familial. "Ils venaient nous apporter une convocation pour vol dans la mesure où le magasin a porté plainte, explique le père au Parisien. Ils ont expliqué à mon fils aîné qu'il serait photographié, qu'on lui prendrait ses empreintes digitales et aussi ses empreintes génétiques, ajoutant même que mon fils ne pourra pas forcément faire le métier qu'il veut plus tard car il sera fiché !"

    Comme beaucoup de Français, le père pensait que le fichage génétique était réservé aux délinquant sexuels, et aux adultes. Pour surprenant que cela puisse paraître, il n'en n'est rien, précise Le Parisien : la loi ne prévoit pas d'âge minimum, rappelle le quotidien."

    La suite à lire ici: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-906026,0.html

    Nous vivons une époque vraiment formidable!

     

    May 06

    Victor Hugo, contre la gueule de bois

     
    Soyez tranquille, l'histoire le tient.

    Du reste, si ceci flatte l'amour-propre de M. Bonaparte d'être saisi par l'histoire, s'il a par hasard, et vraiment on le croirait, sur sa valeur comme scélérat politique, une illusion dans l'esprit, qu'il se l'ôte. Qu'il n'aille pas s'imaginer, parce qu'il a entassé horreurs sur horreurs, qu'il se hissera jamais à la hauteur des grands bandits historiques. Nous avons eu tort peut-être, dans quelques pages de ce livre, çà et là, de le rapprocher de ces hommes. Non, quoiqu'il ait commis des crimes énormes, il restera mesquin. Il ne sera jamais que l'étrangleur nocturne de la liberté ; il ne sera jamais que l'homme qui a soûlé les soldats, non avec de la gloire, comme le premier Napoléon, mais avec du vin ; il ne sera jamais que le tyran pygmée d'un grand peuple. L¹acabit de l'individu se refuse de fond en comble à la grandeur, même dans l'infamie. Dictateur, il est bouffon ; qu'il se fasse empereur, il sera grotesque. Ceci l'achèvera. Faire hausser les épaules au genre humain, ce sera sa destinée. Sera-t-il moins rudement corrigé pour cela ? Point. Le dédain n'ôte rien à la colère; il sera hideux, et il restera ridicule. Voilà tout. L'histoire rit et foudroie.

    Les plus indignés même ne le tireront point de là. Les grands penseurs se plaisent à châtier les grands despotes, et quelquefois même les grandissent un peu pour les rendre dignes de leur furie ; mais que voulez-vous que l'historien fasse de ce personnage?

    L'historien ne pourra que le mener à la postérité par l'oreille. L'homme une fois déshabillé du succès, le piédestal ôté, la poussière tombée, le clinquant et l'oripeau et le grand sabre détachés, le pauvre petit squelette mis à nu et grelottant, peut-on s'imaginer rien de plus chétif et de plus piteux ?

    Hugo, Napoléon-le-petit, Conclusion

    Y a des jours comme ça...

     
     ... où rien ne va... ça m'étouffe tellement que je n'ai pas encore les mots pour le dire.

    Le fil d'Ariane...

     
    Pour ceux qui penseraient encore qu'on peut hésiter...
     

    Poème du dimanche 6 mai

    COMPLAINTE DU PARTISAN

    Les Allemands étaient chez moi
    On m'a dit résigne toi
    Mais je n'ai pas pu
    Et j'ai repris mon arme.

    Personne ne m'a demandé
    D'où je viens et où je vais
    Vous qui le savez
    Effacez mon passage.

    J'ai changé cent fois de nom
    J'ai perdu femme et enfants
    Mais j'ai tant d'amis
    Et j'ai la France entière.

    Un vieil homme dans un grenier
    Pour la nuit nous a cachés
    Les Allemands l'ont pris
    Il est mort sans surprise.

    Hier encore nous étions trois
    Il ne reste plus que moi
    Et je tourne en rond
    Dans la prison des frontières.

    Le vent souffle sur les tombes
    La liberté reviendra
    On nous oubliera
    Nous rentrerons dans l'ombre.

    Emmanuel d'Astier de La Vigerie

    May 03

    Petit à petit, ...

     
    ... l'oiseau fait son nid: une palombe a établi son nid dans le poirier de notre jardin, juste en face de la fenêtre de notre chambre (à 5-6 mètres, à vol d'oiseau )
     

     C'est un vrai ravissement de la voir, tous les matins, en ouvrant les volets.
    May 02

    Photo en pied

     
    Je l'ai vu s'avancer vers moi et j'ai été troublée.
    La même démarche nonchalante.
    Quelque chose dans la forme du visage et dans le regard.
    Quelques secondes pour croire que c'était lui et réaliser combien il me manquait
    petite part de ma vie d'avant.
    May 01

    Il faut tourner la page

     
    Eh oui, il faut tourner la page, et ainsi feuilleter l'exemplaire original d'Alice, le journal de Mozart, le premier Atlas européen, et bien d'autres trésors. Et c'est sur le site de la British Library, à cette adresse: