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    December 31

    Goodbye 2007

     
    Dans quelques heures, on change d'année. 365 jours passés à une vitesse incroyable. Tour d'une année en dix événements marquants :
    2007, ça a été:
     
    1. La mort de Luciano Pavarotti.
    2. Le début du démentèlement des acquis de 1945.
    3. La visite de la Villa Adriana.
    4. La naissance de Martin.
    5. Un jour sur Terre.
    6. Mon premier Borsalino.
    7. L'assassinat de Benazir Bhutto.
    8. Le dernier Harry Potter.
    9. La découverte de la grotte de Romulus.
    10. La mort de Julien Gracq.
     
    December 23

    Chanson du dimanche

     
     
     
    Les autres sont à décourir ici: http://lachansondudimanche.com/
     
    Bon dimanche! Et bon Noël!
    December 21

    C'est arrivé près de chez moi - Epilogue

     
    Vous souvenez-vous du récit que je faisais, le 31 octobre concernant un contrôleur indélicat avec une jeune femme? J'avais fait un signalement en gare. Eh bien, la SNCF m'a répondu! Et pas une lettre type un peu passe-partout. Non, une lettre m'indiquant que mes déclarations "ont été portées à la connaissance des services concernés afin que [mon] témoignage alimente la réflexion sur l'amélioration de la qualité des services".
     
    Comme quoi... tu vois, Pic, il ne faut jurer de rien!
    December 16

    Poème du dimanche

     

    Un rêve de bonheur qui souvent m'accompagne

    Un rêve de bonheur qui souvent m'accompagne,
    C'est d'avoir un logis donnant sur la campagne,
    Près des toits, tout au bout du faubourg prolongé,
    Où je vivrais ainsi qu'un ouvrier rangé.
    C'est là, me semble-t-il, qu'on ferait un bon livre.
    En hiver, l'horizon des coteaux blancs de givre ;
    En été, le grand ciel et l'air qui sent les bois ;
    Et les rares amis, qui viendraient quelquefois
    Pour me voir, de très loin, pourraient me reconnaître,
    Jouant du flageolet, assis à ma fenêtre.

     

    François Coppée (1842-1908).


    December 11

    Perle du jour

     
    - L'âge d'or -excusez-moi si c'est pas poli- mais c'est pas une manière de dire "les vieux"?
    December 09

    Chanson du dimanche soir

    LA ROUILLE
    paroles: Jean-Pierre Kernoa
    musique: Maxime LeForestier

    L'habitude nous joue des tours
    Nous qui pensions que notre amour
    Avait une santé de fer
    Dès que séchera la rosée
    Regarde la rouille posée
    Sur la médaille et son revers

    Elle teinte bien les feuilles d'automne
    Elle vient à bout des fusils cachés
    Elle rongerait les grilles oubliées
    Dans les prisons s'il n'y venait personne

    Moi, je la vois comme une plaie utile
    Marquant le temps d'ocre jaune et de roux
    La rouille aurait un charme fou
    Si elle ne s'attaquait qu'aux grilles

    Avec le temps tout se dénoue
    Que s'est-il passé entre nous
    De petit jour en petit jour
    À la première larme séchée
    La rouille s'était déposée
    Sur nous et sur nos mots d'amour

    Si les fusils s'inventent des guerres
    Et si les feuilles attendent le printemps
    Ne luttons pas comme eux contre le temps
    Contre la rouille il n'y a rien à faire

    Moi, je la vois comme une déchirure
    Une blessure qui ne guérira pas
    Notre histoire va s'arrêter là
    Ce fut une belle aventure

    Nous ne nous verrons plus et puis
    Mais ne crois pas ce que je dis
    Tu sais, je ne suis pas en fer
    Dès que séchera la rosée
    La rouille se sera posée
    Sur ma musique et sur mes vers

    (figure sur l'album Mon frère)

    December 08

    Aujourd'hui, j'me la pète

     
    Allez, aujourd'hui, j'me la pète:
     
    Après une semaine sans rien écrire sur mon blog. Une longue, très longue semaine, faite de cours face à des ados complètement à l'ouest (rien de nouveau, sur ce coup-là :o) -Elle est bonne, non, celle-là? - Non? Bon, tant pis! ) comme toujours, et de conseils de classe pour vider notre sac. Bref rien de neuf sous le soleil, sauf mercredi après-midi: mercredi, j'ai eu ma première réunion au sein du groupe de pilotage départemental TICE. Franchement, avec un nom comme ça, il y a tout de même de quoi pouvoir se la péter un peu.
    De quoi on parle dans un groupe de pilotage départemental TICE? Ben, on parle d'informatique. Je vous plante le décor: une belle salle informatique. Les personnages: huit hommes, tous les âges, purs techniciens, représentants du conseil général, profs de techno, d'EPS, de physique, de maths. Et moi, donc, depuis mercredi. Au début, un peu hard tout de même, avec l'impression étrange de rentrer petit à petit dans un autre univers. Et je vous dis pas comment ils ont été mignons avec moi: à s'inquiéter et à avoir peur que je ne comprenne rien, à surveiller leur langage, ayant peur de traumatiser les chastes oreilles d'une fille, prof de lettres classiques de surcroit. C'était mignon tout plein. Un peu agaçant à la longue, parce que bon, certes, je suis prof de lettres et blonde, mais ils n'étaient tout de même pas obligés de me refaire tous les clichés, les uns après les autres (d'autant que Mike, qui m'a "introduite" dans le groupe, comme il le dit si bien, m'avait déjà expliqué quelques trucs et fait expérimenter beaucoup).
     
    C'est fou ce que ça a la vie dure, les clichés, tout de même, dans la tête des hommes! Les pauvres, s'ils savaient!
     
    Enfin, bref, j'ai (presque) tout compris, et j'ai trouvé ça bien sympa, ils m'ont bien fait rire, et au delà de ça, c'est vraiment un boulot très intéressant et j'ai hâte de bosser avec eux.
    December 02

    Poème du 2 décembre

     

    Rococo japonais

     

    Ô toi dont l'oeil est noir, les tresses noires, les chairs
    blondes, écoute-moi, ô ma folâtre louve !

    J'aime tes yeux fantasques, tes yeux qui se retroussent
    sur les tempes ; j'aime ta bouche rouge comme une baie
    de sorbier, tes joues rondes et jaunes ; j'aime tes pieds
    tors, ta gorge roide, tes grands ongles lancéolés, brillants comme
    des valves de nacre.

    J'aime, ô mignarde louve, ton énervant nonchaloir, ton
    sourire alangui, ton attitude indolente, tes gestes mièvres.

    J'aime, ô louve câline, les miaulements de ta voix, j'aime
    ses tons ululants et rauques, mais j'aime par-dessus tout,
    j'aime à en mourir, ton nez, ton petit nez qui s'échappe
    des vagues de ta chevelure, comme une rose jaune éclose
    d'ans un feuillage noir.
     
    Joris Karl Huysmans