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October 31 Hic et Aaaaaahhhhhhhh (1)Y a des jours comme ça où on a l'impression, non pardon: la conviction que Dieu nous déteste. Eh bien, moi, c'est toute la semaine qui est la preuve irréfutable que Dieu me déteste (et que par la même occasion, il existe; ça fait deux mauvaises nouvelles d'un coup!). Pourtant, lundi, la journée commençait plutôt bien: une grasse mat' bien méritée, Mike qui m'annonce que "demain, c'est Ikéa", un message sur mon portable m'invitant à une "cinéma party" la semaine prochaine, avec d'anciennes élèves charmantes: les vacances commencent sous les meilleurs auspices (bien que sans lecture dans le vol ou le foie des oiseaux).
Mardi: je ne reviens pas sur ma sympathique rencontre avec un contrôleur ô combien aimable et compréhensif, c'est dans le billet d'en dessous. Je passe aussi sur l'aventure autoroutière qui nous a menés, Mike et moi, jusqu'au Ikéa de Tours, nouvellement ouvert. Pour vous donner une idée, cette aventure nous a permis de fixer pour les générations futures une nouvelle insulte: "C'est pas possible: t'as un frère contrôleur, toi!", que nous avons déclinée sous toutes ses formes: "Encore un qui a un frère contrôleur", "tu mériterais d'avoir un frère contrôleur!", etc... (en référence bien sûr au contrôleur si aimable rencontré quelques heures auparavant. Faut vraiment que vous lisiez l'article d'en dessous!).
Arrivés à Ikéa: une galère monumentale pour se garer! Nous avons ramer pendant vingt minutes, avant de trouver une place. Malgré le formidable travail des gestionnaires de parking, postés à l'entrée, qui invitent à ... avancer. (Ensuite, démerdez-vous tous seuls, faut pas déconner non plus). Petit postambule que j'ai oublié de mentionner en pré: nous nous étions dit, avec Mike, en grands prévoyants que nous sommes, qu'il serait judicieux de partir vers 11h, de sorte d'arriver à Ikéa au moment où tous les autres mangent, et d'éviter la foule que nous aimons, l'un comme l'autre très moyennement. Sauf que, bizarrement, mardi, tout le monde s'était dit la même chose, et Ikéa, mardi midi, était bondé! Objectif donc, pendant toute la "promenade", entre "trouver la table basse de céline, la vitrine de Mike, des fourchettes, des bougies parfumées et des lustres" ne surtout pas perdre Quentin, le fils de Mike, 9 ans, un peu lunaire et tête en l'air.
Trois heures, pour faire le tour d'Ikéa, et ne trouver ni les fourchettes, ni les lustres de nos rêves respectifs, car le magasin n'avait pas encore tout son stock. Ce qui ne nous a pas empêché d'acheter tout de même. Ensuite, moment de manger (15h, donc) : on se décide pour un menu Hot-Dog chacun. Arrivés en caisse, "Désolée, y a plus de saucisses" "Et celles-là?" "Ben non, celles-là, elles sont congelées. Si vous voulez manger c'est que du sucré". Ce sera donc du sucré, tant pis.Quinze minutes plus tard, que ne voit-on pas débarquer? des gens avec des Hots-Dogs!!! (p... de caissière, avons-nous pensé très fort).
Enfin le moment béni, où rassasiés de doughnuts bien gras et de foule épaisse, nous décidons, avec notre chariot, de prendre l'ascenseur pour chariots, afin de regagner notre parking. Comme Dieu nous déteste, nous avons le droit au couple de vieux riches qui nous passent devant pour monter dans l'ascenseur à notre place. Comme Dieu les déteste aussi, ça ne leur sert à rien, et ils se retrouvent finalement dans le même ascenseur que nous, avec un autre couple et leur fille. (ils me filent un coup de chariot dans les mollets au passage. Ben oui, sinon, c'est pas drôle). On appuie sur le bouton, l'ascenseur descend et ... les portes refusent de s'ouvrir et ... l'ascenseur de remonter. Nous sommes donc coincés dans l'ascenseur avec des gens qui cèdent petit à petit à la panique . La dame du couple avec la fille appuyant de manière répétée et de plus en plus violente sur le bouton d'alarme et le mari du couple de vieux cherchant sur son ticket de caisse le numéro d'Ikéa pour appeler au secours avec son téléphone portable. (pour moi qui ai tendance à la claustrophobie mineure, c'était la cerise sur le doughnut!)
On nous libère enfin. Re-parking, embouteillages, travaux sur l'autoroute, re-conducteurs à la noix, re-"Encore un qui a un frère contrôleur!", avant d'arriver à la maison.
Si ça, c'est pas une preuve que Dieu me déteste. Et encore, on n'était que mardi! Depuis, il y a eu jeudi, et ... aujourd'hui! (mais ce sera pour un second billet). October 28 C'est arrivé aujourd'hui... dans un train entre V. et B.
Je suis montée dans le train à V. Le contrôleur est entré dans le wagon, a contrôlé mon billet, puis s’est rendu auprès de deux jeunes filles. La première était en règle. La seconde dit en sortant son billet : « Zut, j’ai totalement oublié de le composter tout à l’heure» Le contrôleur : « ça fera dix euros ». La jeune fille : « C’est bête, d’habitude je le fais tout le temps, mais, là tout à l’heure, ça m’est totalement sorti de la tête ». Elle tend au contrôleur un billet de 50 euros. Le contrôleur : « Vous n’avez que ça ? Vous n’avez pas la monnaie. Pas de carte bleue ? Parce que je n’ai pas la monnaie sur cinquante euros. » La jeune fille : « Non, j’ai juste 5.50 euros en petite monnaie. Et mon billet de 50 euros» Le contrôleur : « C’est un peu juste. Je vais voir si je peux trouver la monnaie, sinon, il faudra que je vous mette une amende. » Il se tourne vers moi et me dit, en souriant : « Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse avec 50 euros ! Vous n’avez pas la monnaie sur 50 euros ?» Je lui réponds, en souriant également : « Non, je n’ai pas la monnaie sur 50 euros. Et vous pourriez peut-être vous montrer clément : elle a oublié de composter son billet, mais elle a l’air de bonne foi. Sa copine a composté le sien, on sent bien que ce n’est pas volontaire. » Le contrôleur, devenant agressif : « Parce que vous, vous pouvez lire l’honnêteté sur le visage des gens. Vous auriez fait une très mauvaise contrôleuse. » Je lui réponds : « Oui, je sais. C’est pour cela que je n’ai pas choisi ce métier. » Le contrôleur, se tournant vers les jeunes filles : « Vous pouvez dire merci à madame, grâce à elle, je vais vous coller une amende ». Il demande la carte 12-25 de la jeune fille, et s’en va, avec les 50 euros de la jeune fille, son billet et sa carte 12-25.
Il revient quelques minutes plus tard, rend à la jeune fille la totalité de ses biens, lui prend les 5.50 euros en monnaie qu’elle avait à sa disposition et lui fait un reçu, en lui disant : « La prochaine fois, ayez l’appoint, sinon, il faudra que je vous mettre une amende. Vous pouvez écrire, si vous voulez. Enfin, si vous savez écrire. Parce que si vous faites des fautes, ça la fout mal, tout de même. Et puis, vous n’avez pas de chance, parce que, si vous aviez été un homme, je ne vous aurais pas fait payer : je suis homosexuel, c’est pour ça. La prochaine fois, mettez une fausse barbe, ça passera mieux. » Il passe ensuite à côté de moi et me dit : « Et vous, qu’est-ce que vous faites comme métier » Je lui réponds : « Enseignante. » Il me rétorque alors : « Eh ben ! Quand je pense que j’ai fait les grèves pour vous en 2000 et quelques ! »
"Moi aussi, j'ai fait les grèves pour vous, et je les fais encore." fut la dernière phrase que j'eus le temps de lui dire, avant que la porte ne se referme sur sa bêtise.
Et moi, je sais écrire, et vous venez de lire une copie de la déclaration que je vais aller rédiger demain en gare de Vierzon. October 21 Histoires de chatsPour tous les amoureux des chats, et les autres aussi:(merci, Mike, pour ces liens)
October 15 Petite piqûre de rappel |
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