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    October 31

    C'est arrivé près de chez moi

     
     
    Un mardi.
    Une jeune femme se présente à sa montée dans le train au contrôleur qui est à la porte et lui demande de lui vendre un billet parce qu'elle n'a pas eu le temps d'en acheter un au guichet.
    Le contrôleur lui répond: "Ah, oui, mais ça va être plus cher." Son ton est sec, désagréable. Lui, il n'a pas dû se lever du bon pied, ce matin!
    Il adopte une posture semi-décontractée, l'épaule en appui le long de la porte qui s'est refermée depuis le départ du train. Il allume sa nouvelle machine à émettre les billets. Elle ne se met pas en marche. Il grogne:
    - Vous payez combien, d'habitude, pour le trajet V-B?
    - Je ne sais plus... 4,50 euros, 5 peut-être.
    - Eh bien, là, ça fera 9,90 euros.
    La jeune femme lui tend un billet de 10 euros, et replonge dans son porte-monnaie à la recherche de 90 centimes.
    - Cherchez pas, c'est pas la peine, je n'ai pas la monnaie.
    Je tourne la tête vers le contrôleur. Je n'en crois pas mes oreilles. Il ne va pas lui rendre sa monnaie. Je croise le regard de la jeune femme à la fois déconcerté et soumis et je regarde le contrôleur mettre le billet de 10 euros dans sa poche. Il me regarde. C'est idiot, mais le seul réflexe que j'ai, c'est d'ouvrir mon porte-feuille pour voir si j'ai exactement 9,90 euros. Je ne les ai pas. L'homme regarde de nouveau la jeune femme et lui dit, toujours très sèchement:
    "Vous savez, la prochaine fois, il faut venir me voir, sinon, si vous ne venez pas me trouver et que je vous vois assise, sans billet, ce sera 35 euros, et pas 9,90."
     
    La jeune femme part s'asseoir. Pourquoi à ce moment-là ai-je l'impression qu'il s'adresse autant à moi qu'à la jeune femme? A la manière dont il me demande mon propre billet? La jeune femme est noire et je ne peux m'empêcher de penser que la scène à laquelle je viens d'assister est une scène de racisme ordinaire, ou de mysogynie ordinaire. Mais ça change quoi? Et maintenant, je fais quoi? Je note. Tout, sur un morceau d'enveloppe.
    Je descends à la gare suivante.
    Je me rends au guichet; je ne raconte que l'incident de la monnaie non rendue.
    La personne qui est au guichet me dit:" Ne vous inquiétez pas, la personne pourra récupérer sa monnaie au guichet sur présentation de son ticket.
    - Encore aurait-il fallu que le contrôleur le lui signale."
     
    La personne de la gare me fait son plus beau regard version cocker: la tête sur le côté, les yeux navrés et le hochement de tête soumis. Elle ne peut rien faire, la petite. Elle, elle n'est qu'au guichet d'une petite gare. "Vous pouvez écrire, si vous voulez..."
     
    Oui, je peux écrire...
     
     
    Il y a quelques années, je suis intervenue dans une histoire qui "ne me regardait pas". A une personne qui m'a fait ce reproche, j'ai répondu: "n'importe qui aurait fait la même chose à ma place". La réponse que j'ai reçue a été pire qu'une claque: "Non, justement. Non, tout le monde n'aurait pas fait la même chose à ta place. Mêle-toi de tes affaires". Je repense souvent à cette phrase. Quand je suis témoin d'un truc qui me dérange et que je trouve injuste, je repense toujours à ces trois phrases... Pourquoi je n'y arrive pas? Ce n'était peut-être pas mes affaires, après tout. Et puis, ce n'était que dix centimes... Je n'ai encore pas pu. Je suis rentrée à l'accueil de la gare de V, j'ai demandé le registre des réclamations. J'ai sorti ma petite enveloppe et j'ai écrit.
     
     
    October 30

    Alain Rey en conférence

     
    C'était à Lyon, à propos de la sortie du Dictionnaire Culturel en Langue Française, et c'est audible ici:
     
     
     
    (Il y a plein d'autres conférences riches et variées sur le même site)
     
    October 29

    Toute une époque...

     
     
    Je comprends maintenant pourquoi j'étais interdite de Martine, quand j'étais petite...
    October 28

    Poème du dimanche

    Lorsque j'étais petite, mon père me récitait souvent ce texte, qu'il avait rencontré comme dictée, cinq années de suite à l'école. Il le connaissait par coeur. 

    Il a gelé blanc, les dahlias sont fripés, mais l'oseille, bien repassée, résiste avec la fine barbe frisée des carottes et les longues oreilles douces de la betterave....Les arbres cessent de former une masse verte confuse. Chacun prend sa teinte personnelle et se prépare à l'hiver. Celui-ci jaunit par la tête, celui-là laisse ses feuilles mourir toutes à la fois. On entend le bruit d'une feuille par terre : elle essaie un vol de pauvre oiseau qui n'aurait qu'une aile et qu'une patte. Celle-là se sauve comme un rat qui cherche son trou. Soudain, c'est une débandade : des troupes de feuilles fuient, affolées, comme si l'hiver était là, au coin du bois....

    Jules Renard , Nos frères farouches.

    October 26

    Y a des fins de semaines comme ça

     
    La Poste a renvoyé ma commande de bouquins tant attendus (depuis deux mois, quand même) à Amazon...
     
    Je veux signaler le comportement inadmissible d'un contrôleur de train avec une jeune fille, à l'accueil de la gare de Vierzon. Qui ouvre avec 5 minutes de retard...
     
    ...Du coup, je rate mon train.
     
    Un élève passe 55 minutes à essayer de me faire sortir de mes gonds. Je suis restée d'un calme olympien, mais le calme olympien, pendant 55 minutes, face à une petite frappe, ça use. (surtout qu'à certains moments, je me visualisais bien avec la patience olympienne de Zeus, moi: je te lui aurais envoyé la foudre en pleine tronche avant de l'envoyer se faire bouffer le foie sur un gros caillou par des gros oiseaux ad vitam aeternam en moins de temps qu'il lui a fallu pour aller chercher son carnet de correspondance dans son sac de sport).
     
    Pour cause de vasistas cassé depuis le début de l'année, après les mouches, les guêpes, ce sont les punaises qui investissent ma salle de classe.
     
    Je me retrouve punie, exilée à la table des enfants...
     
    Et pas plus tard qu'il y a une heure, deux pétasses me passent devant à la Poste.
    Une manque d'en faire autant tout de suite après au supermarché (sauf que celle-là, à mon air aimable, elle a fini par renoncer; et valait mieux, elle aurait payé pour les deux autres)
     
    Le tout en trois jours...
     
    Y a des fins de semaines, comme ça, où rien ne va...
    October 24

    Citation du jour

     
    "Dans ce monde, il faut être un peu trop bon pour l'être assez. "
     
    Et ça ne date pas d'hier, je ne l'ai pas trouvée dans le journal ce matin mais dans Le Jeu de l'Amour et du Hasard (1730) de Marivaux.
    October 21

    Poème du dimanche

     

    Soleil couchant

    Les ajoncs éclatants, parure du granit,
    Dorent l'âpre sommet que le couchant allume ;
    Au loin, brillante encor par sa barre d'écume,
    La mer sans fin commence où la terre finit.

    A mes pieds c'est la nuit, le silence. Le nid
    Se tait, l'homme est rentré sous le chaume qui fume.
    Seul, l'Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
    A la vaste rumeur de l'Océan s'unit.

    Alors, comme du fond d'un abîme, des traînes,
    Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
    De pâtres attardés ramenant le bétail.

    L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre,
    Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
    Ferme les branches d'or de son rouge éventail.
     
    José Maria de Heredia.
    October 18

    Pennac, encore

     
    Pour écouter Daniel Pennac lire un passage de son livre, Chagrin d'école, c'est ici. 5 minutes 35 de pur bonheur:
     
     
    October 14

    Poème du dimanche

     

    Quand le Soleil lave sa tête blonde

     Quand le Soleil lave sa tête blonde
    En l'Océan, l'humide et noire nuit
    Un coi sommeil, un doux repos sans bruit
    Epand en l'air, sur la terre et sous l'onde.

    Mais ce repos, qui soulage le monde
    De ses travaux, est ce qui plus me nuit,
    Et d'astres lors si grand nombre ne luit,
    Que j'ai d'ennuis et d'angoisse profonde.

    Puis quand le ciel de rougeur se colore,
    Ce que je puis de plaisir concevoir
    Semble renaître avec la belle aurore.

    Mais qui me fait tant de biens recevoir ?
    Le doux espoir que j'ai de bientôt voir
    L'autre Soleil, qui la terre décore.

    Joachin du Bellay, l'Olive.
    October 13

    Mauvaise humeur du jour

     
    Les photos sur MSN, c'est fini. Je ne sais pas si vous avez vu, Mais MSN vient d'autoriser le téléchargements des albums photos ouverts au public et fournit même un lien "embed" vers ces mêmes albums. N'importe qui peu donc mettre ces albums sur son blog (ou ailleurs) et s'en attribuer la paternité (ou faire pire).
     
    Dommage. Je les aimais bien, mes photos... de Rome, d'Herculanum, de Pompéi. Et j'aimais bien les offrir aux regards...
    Tant pis.
    October 12

    Mauvaise humeur inquiète du jour

     
    "Un policier piège des parents d'élève en se faisant passer pour le CPE du collège
    Des parents se sont rendus au collège de leur enfant sur convocation, croyaient-ils, du Conseiller principal d'éducation (CPE). Ils en sont repartis les menottes aux poignets."
    C'était dans Libé, aujourd'hui. C'est consultable ici:
     
     
    Et qu'on ne me dise plus que nous n'entrons pas dans une nouvelle période d'heures sombres et que tout va bien.
    October 09

    50 mots nouveaux

     
    Bobo, dézinguer, canopée, bombeur, kiffer, cabécou, mouleuse, crapauduc, touillette, guariguette, etc...
     
    A l'occasion des 50 ans des radios francophones publiques, le site de Radio France vous permet de découvrir 50 mots nouveaux d'origine française, suisse, canadienne et belge, et c'est ici:
    October 08

    Vox Populi, Vox Rugby

     
    Dimanche - 10h
    - Salut, ça va?
    - Très bien. Et toi?
    - Ouaiiiiiiiiis. Moi ça va super! il fait super beau, et en plus, on a gagné hier soir! Alors forcément, ça va!
    - ...
    - T'as vu le match, comment il était trop bien!
    - Non, j'ai...
    - Quoi?! T'as PAS VU le match?!?!?!
    - Non... J'aime pas le rugby.
    - Pourtant, le rugby, c'est super! Et puis, même, c'est la Coupe du Monde, là. 'Faut quand même pas rater ça.
    - Peut-être, mais j'aime pas le rugby.
    - T'as vraiment râté un super match.
    - Ben non, puisque j'aime pas le rugby. J'ai rien râté. J'ai regardé Il était une fois en Amérique.
    - Bon, ben faut que je te laisse: faut que j'aille faire à manger...
    - Bon, ben, salut. (bip bip bip)...
     
    Dimanche - 19h59
    "Madame, monsieur, bonsoir,
    Voici les titres de notre journal: tout d'abord la fantastique victoire des Bleus contre les Néozélandais hier soir à Cardiff, en quart de finale. Nous reviendrons sur l'exploit héroïque des Dieux du Stade face aux All Blacks et nous reverrons les meilleurs moments de leur extraordinaire prestation.
    Ensuite, nous nous rendrons à Cardiff où l'une de nos équipes a filmé comment les suppporters des Bleus qui ont fait le déplacement ont fêté la victoire de leurs champions, hier soir.
    Le reportage suivant vous montrera l'endroit où les Bleus vont passer la semaine avant leur rencontre face à la Grande-Bretagne, samedi prochain. Nous irons ensuite dans une grande enseigne de sport de la Capitale pour voir comment les marchands de maillots de l'équipe de France sont en rupture de stock, à cause de l'engouement des Français.
    Enfin, Evelyne Déborde interviendra à la fin du journal, pour nous parler de la météo que prévoit Météo-France pour la demi-finale de samedi.
     
    Vous étiez donc plus de 16 millions hier soir devant votre téléviseur à regarder..." et j'exagère à peine...
     
    Clic: c'est donc là que j'ai éteins la TV ("clic", c'est le bruit que fait l'interrupteur de la TV quand je l'éteins). Parce que je me suis dit qu'après le journal, il y aurait: le tube du Rugby de TF1, la pub déguisée en mini-reportages qui parleraient... du rugby, les pubs pour yaourts-rugby, banques-rugby, couches-culottes-rugby...., qui viennent s'ajouter au calendrier des rugbymen, aux maillots de rugby, aux magazines et journaux titrant sur le rugby.
     
    Car c'est reparti, comme à chaque fois qu'une rencontre sportive internationale a lieu et que TF1 se charge de lui donner une dimension patrio-héroïquo-financière suffisante pour couvrir les frais exorbitants engagés (et que la France gagne, parce que sinon, les foules s'enflamment beaucoup moins), on n'a pas le droit de ne pas regarder la rencontre sportive en question (et encore moins de ne pas aimer le sport mis en valeur dans cette rencontre). Et bien, moi, je fais partie des 44 millions de français qui n'ont pas regardé le match, et je revendique juste un petit truc: qu'on me laisse le droit de dire que je n'aime pas le rugby, sans risquer de voir une moue dégouté et désapprobatrice s'esquisser sur le visage déconfit de mon interlocuteur et qu'on me donne des nouvelles du monde. Pas à la place du rugby... non: mais juste à côté.
    October 07

    Poème du jour

     
    Ton corps plus doux que ton esprit
    S'exposait hier à ma vue,
    Et d'un transport qui me surprit
    Soulageait l'ardeur qui me tue.

    Ton visage masqué me rit
    Ainsi qu'au travers d'une nue,
    Et sous le gant qui la couvrit
    Ta main m'apparut demi nue.

    Même pour mieux flatter mes sens
    De mille plaisirs innocents,
    Ton sein poussait hors de ta robe.

    Cloris, n'est-ce pas proprement
    Que ton corps de toi se dérobe
    Pour se donner à ton amant ?
     
    Charles Vion

    Tellement d'actualité

     
     
      
    October 02

    Le dernier Pennac vient de sortir

     
    Le dernier Pennac vient de sortir chez Gallimard et il s'appelle Chagrin d'école. (19 euros; franchement, c'est donné). Allez, comme vous avez été sages, je vous livre les 20 premières lignes, que la loi m'autorise à diffuser.
     
    "Commençons par l'épilogue: Maman, quasi centenaire, regardant un film sur un auteur qu'elle connaît bien. On voit l'auteur chez lui, à Paris, entouré de ses livres, dans sa bibliothèque qui est aussi son bureau. La fenêtre ouvre sur une cour d'école. Raffut de récré. On apprend que pendant un quart de siècle l'auteur exerça le métier de professeur et que s'il a choisi cet appartement donnant sur deux cours de récréation, c'est à la façon d'un cheminot qui prendrait sa retraite au-dessus d'une gare de triage. Puis on voit l'auteur en Espagne, en Italie, discutant avec ses traducteurs, blaguant avec ses amis vénitiens, et sur le plateau du Vercors, marchant, solitaire, dans la brume des altitudes, parlant métier, langue, style, structure romanesque, personnages... Nouveau bureau, ouvert sur la splendeur alpine, cette fois. Ces scènes sont ponctuées par des interviews d'artistes que l'auteur admire, et qui parlent eux-mêmes de leur propre travail: le cinéaste et romancier Dai Sijie, le dessinateur Sempé, le chanteur Thomas Fersen, le peintre Jürg Kreienbühl.

    Retour à Paris: l'auteur derrière son ordinateur, parmi ses dictionnaires cette fois. Il en a la passion, dit-il. On apprend d'ailleurs, et c'est la conclusion du film, qu'il y est entré, dans le dictionnaire, le Robert, à la lettre P, sous le nom de Pennac, de son vrai nom Pennacchioni.

    Maman, donc, regarde ce film, en compagnie de mon frère Bernard, qui l'a enregistré pour elle. Elle le regarde d'un bout à l'autre, immobile dans son fauteuil, l'oeil fixe, sans piper mot, dans le soir qui tombe.

    Fin du film.

    Générique.

    Silence.

    Puis, se tournant lentement vers Bernard, elle demande:

    - Tu crois qu'il s'en sortira un jour? "

    ça donne envie de lire la suite, non? en attendant de l'acheter, vous pouvez en lire un peu plus ici: http://www.lire.fr/extrait.asp/idC=51728/idR=202/idG=8/idP=1

    Portraits de voyageurs (26)

     

    Femme seule - ...

     

    Homme 1 - HO LA LA! T'AS VU LA CONTRÔLEUSE! ÇA VALAIT LE COUP QUE LE TRAIN AIT UN RETARD DE 10 MINUTES!

    Homme 2 - MOI AVEC DES CONTRÔLEUSES COMME ÇA, JE VEUX BIEN ÊTRE contrôlés TOUS LES JOURS!

     

    Fille 1 - Il était dur, le contrôle, j'ai trouvé, pas vous?

     

    Homme 3 - J'ESPÈRE BIEN QU'ON VA ÊTRE contrôlés! (rires gras)

    Homme 4 - BON, TU SORS LES VERRES ET TU NOUS SERS UN P'TIT JAUNE! HA, HA, HA! (re-rires gras)

    Homme 2 - VOUS AVEZ VU LA DERNIÈRE DE CHEZ CITROËN?

     

    Femme seule - "Renart set bien ce est li ors/ bien l'a reconneü au cors/ si se commence a porpanser"

     

    Fille 2 - SI, VACHEMENT! J'AI TROUVÉ QUE LE PROF, IL FRAPPAIT FORT, POUR LE PREMIER!

    Fille 3 - FRANCHEMENT, IL ABUSE.

     

    Homme 3 - MOI, C'EST FINI, J'ACHèTE PLUS DE Française, TROP CHER!

    Homme 2 - T'AS QU'à L'ACHETER SUR INTERNET.

     

    Femme seule - "En grant paine est d'estudier/comment le puisse conchïer/"Bruns, fait Renard, biax douz amis" 

     

    Fille 2 - ET VOUS AVEZ FAIT VOS MATHS POUR DEMAIN?

    Fille 1 - NON, PAS ENCORE, JE M’Y METS JUSTE QUAND JE RENTRE.

     

    Femme seule - "JE M'EN DEVOIE A CORT ALLER/ MAIS QU'EUSSE MANGIE AINÇOIS/D'UN MERVEILLEUS MANGIER FRANÇOIS"

     

    Homme 1 - OUAIS, MAIS FAUT SE MÉFIER. ILS L'ONT DIT À LA RADIO. MOI, J’AI PAS CONFIANCE !

    Homme 3 - BEN, C'EST QUAND QU'ELLE VIENT, LA CONTRÔLEUSE?

    Homme 2 - ELLE A TROP PEUR! HUHUHU!

    Hommes 1, 2, 3, 4 - (Rires gras)

    Homme 2 - COMMENT, QU'EST-CE QUE JE VOULAIS DIRE...

     

    Femme seule - Plus rien, par pitié!